• Dans le nord, comme partout ailleurs

    Le 2 février c'est  la chandeleur

    La fête de la lumière

    Le jour où les crêpes sautent

    Il est de coutume pour la première crêpe à retourner

    De tenir une pièce d'or dans la main

    Ceci pour assurer soit-disant la richesse durant l'année

    Il y a aussi la première crêpe à laisser dans une assiette

    La poser sur le haut de l'amoire

    Elle ne prendra pas la poussière

    Elle ne se cassera pas

    Elle ne moisira pas

    Elle restera intacte

    Elle est sensée donner du bonheur dans la maison.

    A savoir, chez nous nous avons fait l'expérience

    La crêpe est restée des années

    Nous l'avons retrouvée entière sans un grain de poussière

    Lorsque nous avons débarrassé la maison

    Maison où résidaient mes tantes

    Qui aujourd'hui sont toutes parties pour le long voyage.

    Dans le nord, également,

    Les femmes se mettent à leurs travaux d'aiguilles

    Elles tricotent, crochètent une layette pour un bébé

    Celle-ci sera offerte à l'enfant

    Dans l'église, au premier baptisé de l'année.

    C'est la grande surprise pour toutes ces dames

    Qui se sont mises à l'oeuvre avec joie.


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  • Après mûres réflexions je supprime l'article coup de gueule

    Il fait réagir trop de gens et certains pensent que ces paroles n'ont jamais été prononcées

    Le tout est de se respecter les uns les autres et l'étranger qui va dans un pays autre que le sien doit s'adapter aux coutumes et non pas se faire distinguer surtout en public

    Chez lui dans sa maison qu'il fasse ce qu'il veut peu importe.

    Et il faut bien se dire que nous croyons tous au même Dieu mais chacun lui donne un nom différent et chaque religion a sa place dans la société mais ne doit pas dominer celle des autres

     

     


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  • Ce n'est pas commun de vivre avec cet handicap

    Et pourtant dès sa naissance, il est là

    Bon nombre de médecins de sa région se sont penchés sur son cas

    Ils disent ne pas connaître

    Pour eux, c'est un grand et vrai mystère

    Il faut aller voir ailleurs pour la soigner

    Il y a une cinquantaine d'années, la capitale c'est loin

    C'est pourtant là-bas qu'il faut se rendre

    Les voilà donc partis pour Paris

    Elle, la toute petite et ses parents

    La rencontre avec le chirurgien se déroule

    Il déclare le nom de cette maladie

    Des mots encore jamais entendus

    Commence la longue attente du papa et de la maman

    La fillette est opérée

    Un espoir de guérison est peut-être en vue

    Pour passer le temps et attendre l'heure des visites

    Ils font la tournée des magasins

    Ils choisissent une belle robe écossaise pour leur fille

    Enfin, l'heure de la sortie est prononcée

    Une dernière promenade dans cette grande ville est faite

    Ils se rendent au Sacré Coeur

    Sur les marches de l'escalier une photo souvenir est prise

    Elle étrenne son nouveau vêtement avec fierté

    Tous croient au miracle

    Celui-ci n'a pas lieu

    Le grand professeur leur annonce lors des visites régulières

    Monsieur, Madame, j'ai agi en sorte pour que votre enfant ne soit pas difforme

    Mais ce qu'elle a

    C'est pour la vie

    Vous pouvez aller partout ailleurs

    Même en Amérique

    Vous aurez toujours la même réponse

    La douche froide est tombée

    Le choc est dur à avaler

    Aujourd'hui elle est devenue adulte

    Elle souffre toujours

    Elle cache son handicap par le port de pantalons

    Car quoi de plus désagréable

    De sentir les regards se détourner sur elle

    Durant toute son existence

    Elle sera suivie,

    Elle aura des traitements

    Mais elle a la force de vivre avec cette malformation

    Elle est certes limitée dans certains se ses déplacements

    Et elle a trouvé son bonheur ailleurs

    Aujourd'hui, elle est aimée

    Elle vit en couple

    Elle est comme vous

    Gens qui vous dites normaux

     

    Pour répondre au défi de http://ghislaine53.eklablog.com/la-liste-de-mots-numero-41-a106085778


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  •  

      Image du Blog bleuchalou.centerblog.net
    Source :
    bleuchalou.centerblog.net sur centerblog.

     

    J'entends les réflexions

    Cela ne te change pas de ton Nord

    Vous y êtes habitués

    Même si c'est vrai

    Je n'aime pas la pluie

    Je n'ai pourtant pas chanté autant

    ll y a assez d'eau comme cela

    Une goutte d'eau dans le Sud

    Et le monde est perdu

    Comme le dit Enrico Macias

    Les gens du Nord ont dans les yeux

    Le soleil qu'ils  n'ont pas dehors

    Pourtant là-haut

    Il ne pleut pas tout le temps

    Le soleil se montre aussi

    Il y fait chaud dans cette région

    C'est une chaleur lourde certes

    Elle tourne souvent à l'orage

    Mais elle rend les Nordistes heureux.

    Au Nord comme au Sud

    Pendant les jours de pluie

    Les rues sont désertes,

    Les sourires s'effacent des visages.

    De l'eau, il en faut

    Comment les légumes pousseraient ?

    Comment les fleurs s'ouvriraient ?

    Comment les arbres grandiraient ?

    Comment aurions-nous de ce liquide à notre robinet ?

    Comment nos amis les bêtes boiraient ?

    Mais quand ça dure trop longtemps

    Le moral est vite en berne

    Les pensées négatives remontent

    Les gens s'énervent plus

    Avec les averses de ce moment,

    Nous voyons des sols s'effondrer,

    Des maisons s'écrouler

    Nous n'en sommes pas à ce point ici

    Nous ne devons pas trop nous plaindre

    Avoir travaillé toute une vie

    Et ne plus rien avoir une véritable catastrophe

    Etre coupés du monde

    Ne pas pouvoir aller se ravitailler

    Le médecin ne peut plus se déplacer

    N'est ce pas un malheur tout cela ?

    Il faut laisser faire le temps

    Nous n'y pouvons rien

    Simplement faire attention

    Lorsque nous bâtissons

    Nous ne devons pas abattre trop de forêts

    Nous ne devons pas nous approcher trop des falaises

    Il ne faut pas toujours vouloir gagner du terrain

    La nature a été faite ainsi

    Il y a bien une raison

    Il ne faut pas la détruire

    Aujourd'hui nous en voyons les conséquences

    Il faut se dire aussi

    Nous avons la chance d'avoir un toit

    Certains sont dans la rue

    Ils doivent s'abriter sous les porches des maisons

    Ils doivent s'installer dans les couloirs des métros

    Ils doivent se mettre sous les ponts

    Ils ne peuvent même plus rentrer dans une église

    Elles sont fermées par crainte des vols

    Elles sont closes, des actes de vandalisme peuvent être commis

    Alors tentons de garder un peu de baume dans le coeur

    Après la pluie vient le beau temps

    Et nous nous plaignons pas là

    Si le soleil tape trop fort

    Contre les forces de la nature, de la météo

    Personne ne peut rien faire

    Il faut savoir prendre son mal en patience

    Il faut s'occuper

    Dans une maison, il y a tant à faire

    Certains peuvent se trouver des talents

    Talents de couture, de broderie, de tricot,

    Talents de peinture, d'écriture

    Talents d'apprendre à danser, à chanter...

    Chacun peut prendre un livre

    Une bonne occasion de se remettre à la lecture

    Une bonne occasion de retrouver le sens de la vie de famille

    D'être ensemble, de partager

    En fait, la pluie comme tout le reste

    A des avantages et des inconvénients.

     

     

     


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  • Depuis toute petite,

    La maison est bercée de musique

    Mon père, sa passion était de chanter

    Moi aussi, j'aime le chant

    Je n'ai pas eu la chance de la justesse

    Qu'importe, j'ai fait partie d'une chorale.

    A force de travailler

    Mes notes étaient plus justes

    Quelle surprise, voir même étonnement

    Le jour d'une répétition

    Où papa me dit

    Là, tu chantes comme il faut

    C'est bien continues

    Les cantiques, ils les répétaient sans cesse

    Ils apprenaient plusieurs voix, sôprane, alto, basse

    Et une nuit, tout en rêvant

    J'ai repris celui qu'il était en train d'apprendre

    Et là, non plus, pas d'erreur

    Ce chant :

    Tu as voulu prendre notre chemin

    Tu es venu nous prendre par la main

    Il est encore dans mon coeur

    Cette chorale, plutôt groupe

    A été pour moi une joie

    Des souvenirs gravés,

    Des disques enregistrés

    Des sorties inoubliables

    Des vedettes rencontrées

    Des paroles que je fredonne encore aujourd'hui

    Elles me viennent dans la tête

    Parfois, elles ne correspondent pas à l'époque de l'année

    Mais qu'importe

    Ce groupe à tendance religieuse

    Son nom Groupe Emmanuel

    Emmanuel étant Dieu avec nous

    Il reprenait aussi du profane

    Nous reprenions des titres de grandes vedettes

    Ma joie était d'entendre du Brassens, du Brel

    Un moment d'émotion

    Le jour de l'enterrement de papa

    La chorale municipale dont il était membre également

    A entonné ma quête de Brel

    J'espère qu'il a atteint l'inaccessible étoile

    Mais j'en frissonne encore

    Mais j'aimais et encore aujourd'hui

    Le grand Gilbert Bécaud

    Toujours, je disais

    Je ne veux pas mourir sans le voir

    Je ne pensais pas si bien dire

    Il est venu à Cambrai

    Et dans une salle comble

    Nous avions eu du mal à avoir des places

    Là, le coup de piston a bien marché

    Il était là, un bonheur

    Ces musiques, je les connais bien

    Que de vérités il chantait

    Nous le voyons bien aujourd'hui

    L'indifférence nous tue à petit feu

    Les marchés de Provence sentent toujours bon

    Nous ne connaissons toujours pas le voleur de l'orange

    Nous ne savons pas si Charlie est au paradis

    Comme il est bien utile d'avoir un guide

    Même s'il ne s'appelle pas Nathalie

    Jules est peut-être toujours au violon

    Tant d'enfants pourraient s'appeler Désiré

    Verrons-nous peut-être le petit oiseau de toutes les couleurs

    Ah, je peux avouer

    J'ai été comblée en voyant cet homme

    Monsieur cent milles volts avec sa cravate à pois

    Et maintenant la vie continue

    Avec ses souvenirs

    Pour le défi de chez Arlette semaine 8 :http://pelagie46.wordpress.com

     

     

     


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  • Jours encore courts d'hiver et de froid

    Attente du printemps pour voir s'ouvrir les premières fleurs et les arbres reverdir

    Nostalgie, papa est parti pour le long voyage, il aurait eu un an de plus comme moi d'ailleurs et ça commence à compter

    Vacances prévues avec espoir de revoir nos belles montagnes de Savoie

    Invitation au bonheur, un simple sourire fait déjà bien plaisir

    Ecrire les ressentis, les beautés de la nature et les partager

    Rêver à un monde de paix, à un monde où la tranquillité serait

     

    Pour l'atelier d'écriture de chez Manik, acrostiche de janvier

     

     


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