• Les mains

     

     

     

     

    Une main pour caresser

    Une main pour frapper,

    Une main pour bâtir

    Une main pour démolir,

    Une main pour planter

    Une main pour arracher

    Une main pour saluer,

    Une main pour dénigrer.

    Deux mains, nous avons,

    Des deux, nous avons besoin,

    Une main droite,

    Dans le temps,

    Les anciens disaient la belle main,

    Une main gauche,

    Elle était décriée,

    Elle semblait même inutile.

    Pourtant, nombreux sont les gauchers,

    Ils réalisent de belles choses,

    Ils écrivent bien.

    Une main droite plus utilisée,

    Elle aussi fabrique,

    Elle aussi brise,

    L’une ne peut aller sans l’autre,

    Les deux font la paire.

    Les deux peuvent faire le bien,

    Les deux peuvent faire le mal,

    Deux mains pourvues de doigts d’or,

    Deux mains pourvues de doigts pouvant souillés,

    Ces deux mains utilisons les correctement,

    Ne les différencions pas,

    Tendons-les vers les autres,

    Servons nous en pour un monde meilleur.


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  • Mon village natal

     

     

     

     

    Plongé dans la campagne nordiste,

    Proche de la ville où les bêtises sont dégustées,

    Il y fait bon vivre.

    Tout le monde se connaît,

    Chacun se dit bonjour,

    Et quand on dit bonjour,

    Ca veut dire bonjour.

    Certes comme partout, il y a des ragots et les commères.

    Ce n’est plus le village d’antan.

    Aujourd’hui, il devient comme une cité dortoir.

    Il y a encore tout de même bon nombre d’animations,

    Les associations perdurent,

    Le sport y est bien présent,

    Les passionnés de l’art tiennent leur place,

    Tant au point de vue du livre, du chant, de la musique, théâtre et peinture.

    Hélas, des usines ont disparu.

    Nous ne pouvons plus parler de tissage.

    Il y avait les mulquiniers,

    Ceux sont eux qui l’hiver tissait dans la cave,

    En baptiste étaient les torchons, les mouchoirs aux rayures rouges ou bleues.

    Ne gagnant pas assez,

    A la bonne saison,

    Ils partaient faire les betteraves,

    Avec l’argent gagné

    Et revenant gris comme du pain d’épice,

    Ils pouvaient payer leurs ardoises :

    L’épicier, le boulanger et autres petits commerçants.

    Les agriculteurs sont en grand nombre,

    L’endive appelée aussi chicon y est cultivée.

    Les champs s’étendent à perte de vue.

    Les vaches produisent le lait,

    Certains vont encore à la ferme avec leurs bouteilles,

    Ils reviennent aussi avec de la crème, le bon fromage blanc,

    Des volailles sont engraissées avec le grain, un régal.

    Auparavant, l’orge était cultivée,

    A la récolte, il fallait voir la file de tracteurs,

    Toute une rue en était pleine.

    Ils allaient à la malterie,

    Là, l’orge germait,

    Certes l’odeur était désagréable,

    Mais le meilleur malt était fourni.

    Il servait pour les bières et whisky de qualité,

    Il était exporté,

    Tout cela a bien changé,

    Des usines automobiles sont venues s’installer,

    Beaucoup y travaillent,

    De nouvelles têtes sont apparues,

    De nouveaux noms font partis de la population.

    Aujourd’hui, si je retournais dans mon cher village,

    Peu de personnes je  connaîtrai,

    En moi,  reste toujours le souvenir des anciens et de leur famille,

    Chacun avait son surnom, sa renommée,

    Les bons plats du terroir longtemps sur le feu.

    A la veille des fêtes, chacun était à ses fourneaux.

    Je ne verrai plus le cinéma Familia

    Il avait érigé par des bénévoles.

    Deux fois l’année, la fête foraine s’installe,

    Quelle joie pour les enfants d’aller à la ducasse,

    Ils montent sur les manèges et tirent la houppette  pour le tour gratuit.

    Les plus grands c’est le tir à la carabine, la loterie.

    Dans les cafés, nombreux se rassemblent les joueurs de cartes,

    Dans la cour, il y avait l’arbalète et le jeu de billons

    Maintenant c’est la pétanque.

    Les gens sortaient et regardaient les courses cyclistes.

    Vraiment il y avait de l’ambiance,

    L’air y était pur,

    Chacun cultivait sont petit jardin,

    Il fallait voir les bordures de thym,

    Là à Pâques, les œufs y étaient dissimulés.

    A ce jour, un grand parc remplace une usine,

    Parfois certains arbres y sont dégradés par des équipes de jeunes malveillantes.

    Toute la voirie a été refaite, finis les pavés du Nord.

    Heureusement certains ont été conservés pour le fameux  Paris-Roubaix.

    C’est tout un autre mode de vie,

    Mais tellement plus agréable que la grande ville,

    Là où règne l’indifférence, le chacun pour soi.


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  • La mauvaise récolte

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au LOIN, la cloche sonne,

    Des fidèles se rendent à l’église,

    Il fait NOIR,

    Le SOIR tombe vite dans cette région,

    Je crains de quitter la MAISON,

    Mais j’apprécie tant ce SEJOUR dans la Savoie,

    La PEUR ne m’envahit pas tout de même,

    Il me reste un peu de temps LIBRE.

    Il y a quelques jours, les TOMATES levaient.
    Arrivée au jardin,

    A mon désespoir, plus rien !

    La terre a été  retournée

    Des traces fraîches sont encore sur le sol,

    C’est encore le CHAT des voisins,

    Il est passé par là et a encore fait des bêtises

    Il est pourtant si beau et si affectueux.

    Ma récolte tant attendue est fichue,

    Cette année, comme d’habitude,

    Je serai obligée d’aller voir mon marchand de légumes,

    Quel dommage,

    Tant de travail pour rien !

     

     

     

     


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