• Le vent souffle où il veut,
    Et j'entends sa voix,
    Je ne sais pas d'où il vient,
    Mais je le vois.
    Il chasse les nuages,
    Et il laisse placeau soleil,
    Il agite les mers,
    Et les vagues se brisent sur les rochers,
    Il fait voler les feuilles,
    Et les arbres se dénudent,
    Ils poussent les passants,
    Et les parapluies se retournent.
    Mais, toi,le vent,
    Tu n'es pas mon ami,
    Tu es un grand stresseur,
    Tu m'oppresses,
    Et mes mâchoires se crispent,
    Je me sens mal,
    Tu hantes mes nuits,
    Je ne peux dormir profondément,
    Et les cauchemars s'enchaînent,
    Tu ne m'apportes pas un message de paix,
    Tu troubles mes pensées.
    Je veux te battre,
    Et  je me mets à crier,
    Si tu permets aux bateaux d'avancer,
    Quand tu es avec moi,
    Je ne suis pas tranquille,
    Je n'ose plus bouger,
    Je parle peu,
    Des banalités, je cause,
    J'ai peur de blesser les autres
    Avec des mots trop brusques.
    Oh vent, deviendras-tu, un jour, mon allié ?
    M'apporteras-tu des sons tendres ?
    Me permettras-tu de respirer calmement
    Soufflerons-nous, une fois, ensemble
    Sur le long chemin d
    e la vie ?


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  • Je voudrais être animal de compagnie,
    Tel un chien, je recevrais des caresses,
    Je me promènerais tranquillement,
    Ma gamelle serait prête  à heures fixes
    Et, surtout, de rien, je me soucierais.

    Je voudrais être artiste,
    Mes talents seraient dévoilés au public,
    Mon nom serait sur les affiches,
    Mon avenir serait assuré, de rien je manquerais,
    Et, surtout, j'aurai une place dans la société.

    Je voudrais être petite souris,
    Je filerais en vitesse face au danger,
    Je craindrais, certes, le chat, il est plus fort,
    Des petits souriceaux, je pourrais choyer
    Et, surtout, je surprendrais toutes les conversations cachée dans un coin.

    Mais je suis une simple personne,
    Personne qui craint  les épreuves de la vie,
    Personne qui doit tout supporter,
    Personne qui est fragile,
    Personne qui n'arrive pas à se soulager par les pleurs,
    Mais, aussi, personne qui aime et recherche les contacts,
    Personne qui se donne à  fond dans ce qu'elle entreprend,
    Personne qui a compris qu'il n'est jamais trop tard pour se changer.

    Pour le casse-tête de la semaine sur le blog de Lajemy: link 


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  • L'année est commencée,
    Les voeux sont échangés,
    Souhaits de bonheur, de prospérité,
    Mais aussi de santé.
    Sans elle, nous ne sommes plus rien !
    Nous avons tous pris de bonnes résolutions,
    Mais serons-nous les tenir ?
    Décembre nous le dira,
    Mais n'anticipons pas !
    Janvier, mois riche en anniversaires.
    Si tu étais encore des nôtres, Papa,
    Ce dix janvier, nous aurions fait la fête.
    A ta famille, tu manques !
    Il nous reste quelques airs  dans la tête.
    Le chant était ton plaisir, ton univers.
    Certains soirs, une étoile tombe,
    Et, je me mets à fredonner une de tes mélodies.
    Des cousines, des amis sont aussi de ce mois hivernal.
    Et, je termine la série et aussi le mois.
    Un an de plus, le temps passe.
    Je ne peux plus guère courir,
    Je me contente de marcher lentement avec parfois le bâton.
    Mais, qu'importe, je sors !
    J'avance toujours dans cette société.
    Je prends seulement de l'assurance,
    Je m'affirme enfin !
    Tout cela, je le fais partager,
    J'écris sur un blog.
    Je ne m'en croyais pas apte,
    Je ne pensais pas être lue,
    Et, surtout des amis, je me suis fait.
    Je ne vois pas leur visage,
    Mais, je les sens près de moi.
    Ils sont une partie de ma  famille maintenant.
    Le progrès, c'est tout de même fantastique,
    Sans cette foutue machine, l'ordinateur,
    Nous ne partagerions pas notre vie.
    Alors pour une fois, nous pouvons crier Merci au progrès !


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  • Deux-mille neuf,
    Tu m'as quittée,
    Tu m'as ouvert les yeux.
    D'abord sur mon corps,
    Il devait changer,
    Je ne m'appréciai plus,
    Je ne pouvais plus porter mes vêtements,
    J'ai donc appris à me nourrir,
    Équilibrer mes repas.
    J'ai parlé en groupe.
    Je me suis libérée,
    Je n'ai pas fait cela seule,
    Le milieu médical m'a soutenue.
    J'ai pris conscience,
    Conscience de mon physique,
    Conscience de mon intérieur,
    Je ne devais pas en rester là,
    Je devais m'affirmer.
    Un atelier m'a été proposé.
    J'ai osé ce grand pas.
    Là, de suite, je me suis sentie à l'aise.
    D'autres, j'ai fait connaissance.
    Nous étions tout dans le même cas,
    Peur d'aller vers les autres,
    Peur de parler,
    Peur de nous défendre.
    Peu à peu, j'ai vu.
    Vu que j'avais des droits,
    Droit de m'affirmer,
    Droit de me montrer,
    Droit de dire j'existe,
    Droit d'être respectée.
    Peu à peu, par des jeux de rôle,
    J'ai appris tout cela.
    Mon agressivité est moins moindre.
    Employer Je était pour moi égoïste,
    Aujourd'hui, je le pense moins.
    Mais le chemin est encore long.
    Je sais ce que je dois dire, réaliser,
    Mais, un mur existe encore.
    Un mur entre certaines personnes,
    Un mur pour affronter l'autre.
    Selon le cas, si je rencontre quelqu'un,
    Mes membres tremblent toujours,
    Et, les mots ne sortent pas,
    Des noeuds à l'estomac  se forment ,
    Et, je cogite, je me morfonds,
    Je me renferme et j'ai mal.
    J'espère pouvoir sortir de ce labyrinthe,
    Et, passer sur le pont,
    D'arriver sur l'autre rive
    Avec l'esprit libre.
    Deux mille dix, tel est mon souhait, mon but,
    Mais, seule, je ne sens pas capable.
    J'ai besoin d'un soutien,
    Je veux encore être épaulée,
    Merci à ceux qui entendent mon appel.
                                                                            Fichier hébergé par Archive-Host.com
    Ces photos proviennent du blog de Philae


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